Présentation du voeu de remplacement des Mobiliers Urbains d’Informations (publicitaires) par des arbres.

Le conseil d’ardt du 22 janvier 2018, plutôt favorable au vœu relatif à la dépose du mobilier urbain d’ information présenté ci-dessous par Frédéric Badina, attend le résultat du Tribunal administratif, pour se prononcer :

Nous sommes toujours plus envahis par les campagnes de publicité qui se développent que ce soit par des opérations commerciales à la sortie des métros ou la privatisation sauvage de l’espace public. Les écologistes, depuis maintenant plusieurs mandatures, restent mobilisé.e.s pour faire évoluer la politique de la Ville de Paris en matière de publicité et dénoncer son invasion quasi permanente de l’espace public. Face à ce problème, mais aussi dans la perspective de clarifier et cadrer les relations avec les opérateurs titulaires des marchés publics d’affichage, la Ville de Paris s’est dotée à l’initiative des élu.e.s Ecologistes, d’un Règlement Local de la Publicité. Celui-ci précise les moyens dont se dote la Ville pour encadrer, réguler l’affichage municipal et encadrer l’affichage publicitaire. Préserver au mieux l’espace public de sollicitations commerciales  agressives par la régulation, apporter un cahier des charges pour la luminosité des enseignes, un cadre auquel se référer en cas d’opérations sauvages, sont des exemples d’enjeux portés par le Règlement Local de la Publicité.

Or, à deux reprises en 2017, une délibération relative à un marché de gestion du Mobilier Urbain d’Information passé avec l’opérateur Decaux par la Ville a été cassée par le Conseil d’Etat et le Tribunal Administratif pour non respect du fameux RLP et du code des marchés publics.

Ce dernier fait l’objet d’une contestation de la part des élu.e.s écologistes, car nous considérons que nous ne pouvons pas reculer sur la régulation de l’affichage public et publicitaire au motif qu’il retirerait des moyens d’informer les Parisien.ne.s.

Nous voulons bien sûr la meilleure information municipale possible, mais dans le respect du cadre que nous avons nous même érigé en Règlement et sans que nous en profitions pour remettre du mobilier urbain là où les habitant.e.s nous disent que nos rues sont déjà bien encombrées.

Autre motif structurant à nos yeux et là aussi réglementaire, le respect du Plan Climat (que nous avons tous et toutes vote ici) et qui induit notamment le fait de diminuer notre consommation d’énergie.

Il y a pour nous débat sur la consommation d’énergie de ces nouveaux mobiliers que nous considérons toujours aussi énergivores, voire bien trop lumineux. Faites le test, la succession hypnotique d’images n’est pas de nature à reposer nos yeux et nos cerveaux.

Nous voulons enfin nous appuyer sur les expérimentations réussies en matière de renoncement à l’affichage publicitaire et de libération de l’espace public comme cela se fait à Grenoble, ville dirigée par le maire Ecologiste Eric Piolle.

Que demande le vœu?
Je précise d’abord qu’il ne concerne pas les sucettes classiques sur mât (les journaux électroniques d’informations) et qui délivre l’information municipale mais dont les nouveaux modèles sont hélas plus lumineux qu’auparavant.

Pour sortir par le haut de cette situation de blocage juridique et aller dans le sens et du RLP et du Plan Climat, nous proposons de remplacer ces 1630 a

Chers collègues je pense que nous avons toutes et tous sollicités par les habitantes et habitants de l’arrondissement sur le trop plein de mobilier urbain et la sur-occupation de l’espace public. Ils nous disent par ailleurs vouloir plus de végétal dans la ville.

Ne laissons pas notre espace public devenir comme les couloirs du métro où les gares parisiennes envahis d’écrans digitaux lumineux.
Plus d’arbres, plus d’îlots de fraîcheurs, moins de publicité et moins de mobilier urbain, voila le sens de ce vœu que nous vous soumettons au vote ce soir.

Je nous invite par ailleurs collectivement à participer de manière active à la révision du RLP qui commence demain mardi 23 janvier pour précisément veiller au respect par toutes et tous de notre espace public en matière de publicité et d’information.

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