Communiqué de presse sur la condamnation de la Ville de Paris et de l’État à Château-Rouge

Le 9 novembre, le Conseil d’État a confirmé la condamnation de la Ville de Paris et l’État par le tribunal administratif pour « carence fautive » sur le quartier de Château-Rouge. Les élu.e.s EELV du 18e arrondissement regrettent qu’une action en justice se soit révélée être le seul levier efficace pour se faire entendre.

La mobilisation des habitants, dès 2012, au travers d’un premier collectif pour obtenir de la part de la RATP une deuxième sortie au métro Château-Rouge aurait déjà dû provoquer un électrochoc. Cinq ans après le début de la mobilisation judiciaire, ce n’est pas l’opération « Tous mobilisés pour Château-Rouge », mise en place très tardivement par la Ville de Paris en 2018, qui rassure aujourd’hui le quartier.

Les alertes formulées par les élu.e.s du 18e, et notamment des écologistes, pour obtenir un train de mesures visant à renforcer les moyens de mieux lutter contre la sauvette, réguler la vente en gros et l’usage détourné de l’espace public n’ont pas été entendues assez tôt par la Ville et l’État. Ce jugement le confirme.

Réclamée par les écologistes depuis plusieurs mandatures, la zone « Paris Respire » mise en place le samedi est une avancée importante qui manque néanmoins de moyens pour la faire respecter, et nécessite un élargissement de périmètre.

Il en est de même de notre demande constante de renforcement des mesures de propreté : certes, des progrès ont été effectués, mais ils sont bien en deçà des besoins.

Il y avait pourtant des solutions pour offrir de meilleures conditions de travail aux grossistes de produits exotiques et assécher les trafics. Porté par les équipes municipales successives de l’arrondissement, le projet de « marché des 5 continents » était une base structurante pour encadrer le commerce de gros. » Le renoncement de la Ville à créer ce marché est une erreur grave qui ruine petit à petit les efforts fait par la Mairie du 18e pour réguler les contre-terrasses ou renforcer les équipes de la propreté » précisent Douchka MARKOVIC et Loïc LORENZINI, co-président.e.s du groupes des élu.e.s écologistes de l’arrondissement.

Il appartient désormais à l’Hôtel de Ville et à l’État d’apporter des réponses concrètes en se saisissant notamment des outils qui leur ont été proposés par les habitant.e.s et les élu.e.s du 18e pour transformer et apaiser le quartier. Nous sommes au-delà de l’urgence.

 

 

 

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