Intervention de Douchka Markovic sur la restauration scolaire lors du conseil d’ardt du 26 nov

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Sur la réponse à mes questions [portant sur le contrôle des grammages et de la qualité biologique des aliments, NDLR], j’aurais aimé obtenir des réponses plus précises….

Néanmoins, je me réjouis d’apprendre qu’un prestataire extérieur, Agriate, a été mandaté par la Caisse des écoles pour effectuer des contrôles même si j’aurais aimé que ce mandat débute dès le précédent contrat.

Nous souhaitons que les comptes-rendus soient faits lors de chaque comité de gestion de la Caisse des écoles.

Concernant mon vœu sur la certification de la Caisse des écoles via le Label « Ecocert en cuisine », le délégataire s’étant engagé dans le nouveau contrat à obtenir le label Ecocert, pour le niveau 2 au 1er septembre 2019, et pour le niveau 3 avant la fin du contrat (soit en 2022), je le retirerai donc puisqu’en partie pourvu. Je dis bien « en partie » car j’aurais préféré qu’Ecocert soit mandaté par la Ville de Paris et sur une durée plus courte pour arriver plus vite à un niveau 3 de labélisation.
Mais nous devons déjà nous réjouir de cette nouvelle et serons attentifs à son avancée comme à son application.

Nous décidons de retirer également notre vœu relatif à la concertation entre les parents d’élèves et la Caisse des écoles suite à l’écriture en commun d’un second où la Caisse des écoles s’engage à élargir les plages horaires des commissions avec trois possibilités : tôt le matin, en début d’après-midi (comme actuellement) et en fin d’après-midi (à 18h) pour permettre aux parents qui travaillent de pourvoir y participer.

En revanche nous renouvelons notre demande sur les 3 points suivants :

–          que la Caisse des écoles informe tous les élu.e.s par mail de la tenue de ces commissions;

–          que les fiches techniques alimentaires soient étudiées de façon systématique lors de ces commissions;

–          que les compte-rendus des commissions soient envoyés systématiquement aux membres du Comité de gestion de la Caisse des écoles.

Enfin, avant de conclure, je souhaiterai revenir sur certains points.

Dans le cadre d’une DSP, la responsabilité du contrôle revient à la mairie via la Caisse des écoles.
Nous devons notamment contrôler le grammage des aliments, l’origine des produits, leurs qualités biologiques, labels, etc.. , le respect du menu et de ses composantes.

Nous voulons aussi de la transparence, à plusieurs niveaux et notamment envers les parents, sur les contrôles effectués, les manquements éventuels repérés, sur les qualités nutritionnelles et nutritives des denrées alimentaires, autrement dit l’accès aux compositions contenues sur les fiches techniques.

Il est important de remercier les parents qui s’engagent pour l’amélioration de la cantine. Ils ne sont pas des opposants mais des partenaires en contact direct avec les enfants, soient les clients directs de la Caisse des écoles. Nous devons nous appuyer sur leurs retours pour améliorer la qualité réelle de ce qui est servi dans l’assiette.

Nous pouvons avoir un cahier des charges le plus ambitieux possible, si le délégataire ne se sent pas contrôlé, il ne l’appliquera pas. Ainsi devons-nous être collectivement vigilant.e.s.

Pour conclure, nous devons renouveler réellement l’offre de la cantine scolaire, en la repensant globalement et profondément. Nous avons une cuisine centrale à bout de souffle qui bloque une évolution de la production.

Nous devons changer de modèle. Et je souhaite déjà proposer des axes de progression :

–          la liaison chaude pour obtenir des repas cuisinés le jour même

–          une légumerie pour plus de produits bruts et frais

–          le retour à des contenants en inox pour le transport et la réchauffe, limitant ainsi la transmigration de produits chimiques et stoppant ainsi également le nombre de déchets générés par les barquettes.

Nous devons travailler ensemble, avec les parents, pour avancer collectivement vers une cantine encore plus qualitative !

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