Conventionnement de structures ESS d’accompagnement et de financement

Pour contribuer à « faire de Paris la capitale des nouvelles économies solidaires et circulaires », il s’agit aujourd’hui d’attribuer des subventions et de conventionner 16 organismes d’accompagnement ou de financement de porteurs de projets entrepreneuriaux à fort impact social.

 Pour garantir leur pérennité, accompagner leur structuration, susciter l’envie de porter les projets, d’entreprendre, pour au final créer de l’emploi et de l’attractivité.

Ils sont, dans leur diversité, représentatifs des différents outils d’accompagnement et de financement de la Ville.

~~ Les Coopératives d’Activités et d’Emplois (CAE), basées sur le principe de la coopérative et du salariat accompagnent vers l’entrepreneuriat.
Dans le 18e : CLARA et son dispositif d’essaimage CLARA BIS, qui visent le retour à l’emploi, ou la création d’entreprises des femmes souhaitant évoluer dans le domaine artistique et culturel, quelle que soit leur situation. (En 2017, ce sont 18 Parisiennes qui ont retrouvé un emploi ou créé leur entreprise). En 2018, la CAE prévoit d’accompagner 17 entrepreneures dont des bénéficiaires du RSA.

L’ESUS CLARA BIS – ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) s’occupe elle de l’essaimage dans le secteur de l’audiovisuel. (En 2017: 19 Parisiennes ont été accompagnées, dont 6 bénéficiaires du RSA. 9 des entrepreneurs, dont 3 bénéficiaires du RSA, ont retrouvé un emploi ou créé leur propre entreprise grâce à cet accompagnement).

~~ Les couveuses d’entreprises :
Elles ne salarient pas mais accompagnent les porteurs de projets par du conseil, du mentoring, de la mise en réseau.

Sur les structures parisiennes concernées par le vote, je mettrai l’accent sur une couveuse par laquelle nos pépites ESS du 18e sont quasiment toutes passées: la couveuse EPICEA, portée par l’association Projets19, dédiée aux projets ESS. Elle est reconnue pour son professionnalisme, la rigueur et l’empathie avec laquelle elle accompagne les porteurs de projets vers le succès. J’en profite pour remercier ici et saluer le travail de l’équipe de Nicolas WORONOFF, son directeur.

J’aurai par ailleurs un propos plus politique concernant le soutien aux porteurs de projets ESS en IDF et à Paris : EPICEA a failli l’an dernier faire le frais de la réduction drastique des financements accordés au secteur de l’ESS par la Région Ile de France, présidée désormais par Valérie PECRESSE.

MAIS EGALEMENT: sous couvert d’une simplification et de mutualisation des dispositifs de financements, la 1ère victime de cette politique, l’agence régionale de l’ESS « L’Atelier », jouait un rôle important pour structurer le réseau d’acteurs et d’entrepreneurs sociaux en IDF.

Si nous n’avons pas réussi à sauver l’Atelier, la Ville de Paris a su convaincre la Région de conserver la ligne budgétaire affectée au soutien de la couveuse. Il nous reste à la convaincre de la pérenniser, tout en trouvant les moyens de palier un moindre financement.

Autre structure que je vous propose de financer ce soir: l’Union Régionale des Sociétés Coopératives de Production d’Ile-de-France (URSCPIDF),  qui a accompagné une autre des coopératives phare du 18e, Langues Plurielles qui forme les publics éloignés de l’emploi à la langue française.

~ ~ Les dispositifs de financements solidaires, et notamment l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique (ADIE) qui par ses micro-crédits et ses prêts d’honneur permet de compenser l’absence de fonds propres chez certains porteurs de projets et de financer l’amorçage.

Dans le cadre de ces 16 conventions, je vous invite à voter l’enveloppe globale de 500 000 € à ces structures.

 

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