Intervention lors du bilan à mi-mandat de la municipalité (nov 2016)

Bonsoir à toutes et à tous,

Co-président du groupe EELV avec Douchka Markovic, je suis délégué à l’entreprenariat culturel pour appuyer et accompagner des commerces culturels et des entreprises du secteur musical, de l’image, du livre et d’autres pratiques artistiques.

Les deux premières années ont été très denses mais aussi tristement marquées par les attentats à Paris et la crise des réfugiés et des migrants. Toujours, les Parisiens auront fait preuve de sang froid et de solidarité. La réactivité et le professionnalisme des services de la ville de Paris et d’Etat, associé à l’activité des associations sur le terrain ont également permis  d’amortir au mieux le choc et d’apporter des réponses concrètes à la sécurité (Ex des écoles)

Concernant la gestion des réfugiés, les écologistes ont, dès l’été 2015, demandé des solutions pérennes d’accueil pour réguler les flux d’arrivée. Si la ville de Paris, dans le cadre de ses compétences, a mis à l’abri des centaines d’arrivants, je regrette qu’on n’ait pas réussi à mieux organiser la coordination de soutien de 1re urgence.

Quant au bilan de mi-mandat qui est présenté, je souhaiterais souligner un élément qui n’apparait pas spontanément dans un bilan mandat : c’est le nombre et la qualité des consultations et des réunions publiques qui ont eu lieu dans l’arrondissement depuis 2 ans.

Ces temps de rencontre ont rassemblé des centaines d’habitants différents sur différentes thématiques et sur l’ensemble du 18eme.

  • Les réunions de conseil de quartier

  • Parc Chapelle charbon

  • L’ouverture de la petite Ceinture ferroviaire

  • Les réunions antennes relais et de principe de précautions environnemental

    La concertation bouscule les habitudes des acteurs traditionnels.
    Mais la concertation, c’est aussi intégrer des partenaires pour qui la concertation n’est pas naturelle
    . Ainsi, quand la mairie du 18 n’est pas le maitre d’ouvrage d’un projet urbain, notre vigilance reste de s’assurer que les autres maîtres d’ouvrage intègrent les besoins des habitants.

Les écologistes poussent, au delà de ce que demande la législation, à la concertation parce ce que la ville est plurielle, elle est face à de multiples enjeux et que nous devons tous nous en sentir acteur.

Tout n’y est pas parfait, et si des frustrations se manifestent, nous nous évertuons à avancer le plus ensemble possible, et surtout, à améliorer notre méthodologie.

Le succès de l’appel à projet de végétalisation montrent la volonté des habitants de co-réaliser de projets.

Ce travail partenarial entre habitants, mairie, services et /ou entreprises pourrait apporter des satisfactions sur d’autres problématiques du 18 et des réponses fondées sur ce qu’on appelle l’économie sociale et solidaire.

Le 18e est un quartier en mutation où les questions environnementales et sociales sont indissociables de la qualité de vie des habitants. Il y a des endroits du 18e où construire des logements peut être souhaitable, pour re-intégrer de la mixité mais d’autres où ce n’est pas possible.

La gestion de l’espace public, qui fait parti des enjeux essentiel, ne se réglera pas sans redonner de l’espace de voirie aux habitants, aux familles, aux enfants, sans consolider les espaces de respiration, et renforcer la fluidité entre nos quartiers, notamment au travers des mobilités douces, à pieds, à trottinette ou à vélo…

Sur ces sujets, les écologistes avec la majorité, nous avons obtenu des satisfactions : l’ouverture anticipée de la petite ceinture, accélération de l’ouverture du parc Chapelle Charbon, l’extension du périmètre de Paris sans voiture. L’ouverture d’une ferme urbaine sur le quartier Binet, mise en œuvre du projet social de maraîchage sur le square Jessaint et d’autres avancées obtenues lors la révision du PLU pour plus de respect de l’environnement.
Et puis, il y a les projets sur lesquels nous restons mobilisés
comme le passage du CDG express sans toutefois y avoir la main.

Je note en revanche d’autres sujets sur lesquels collectivement, avec les partenaires, nous devons accélérer comme sur les circulations, le développement des pistes cyclables, la déclinaison du plan vélo.
Et puis
d’autres sujets complexes demandant à la fois un traitement social, environnemental et économique conjoint avec l’État, la Région, la métropole du Grand Paris.

Dernier mot sur la diversité du 18, diversité multiple, qu’il faut valoriser. L’histoire humaine, artistique, industrielle, entrepreneurial est riche et puissante et nous devons veiller à assurer le lien entre ce patrimoine et les évolutions sociétales en cours

Les écologistes, avec la majorité, sommes vigilants dans le cadre des différentes délégations à articuler au maximum les porteurs de projets avec l’existant, avec les attentes des habitants, avec le travail associatif, avec les équipements publics.C’est l’exemple du beau projet d’Accords croisés.

C’est poursuivre dans cette méthode qui permettra d’ optimiser les investissements publics et de consolider à chaque fois que l’occasion nous y invite, le vivre ensemble dans le respect des uns et des autres, et de l’intérêt général.

Merci

Loïc LORENZINI

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