Tribune – La Chapelle : non à l’instrumentalisation, oui aux projets verts (M18, juin, à paraître)

L’exploitation médiatico-politicienne présentant le quartier La Chapelle comme « no zone » pour les femmes a été vivement dénoncée tant par les écologistes que par les associations, les collectifs de bénévoles auprès des migrants, les riveraines et le maire.

Harcèlements et violences sur les femmes sont perpétrés dans tous les espaces : métro, rue, lieu de travail et, en écrasante majorité, l’entourage proche, quel que soit le milieu social.

Comme lors de la vraie-fausse affaire des viols de Cologne, la droite – ici locale, régionale et candidate aux législatives – a utilisé la détresse sociale et le malaise urbain pour distiller un ressentiment islamophobe et anti-réfugiés.

Il reste toutefois à agir, pour la Chapelle, et en profondeur. Si nous nous réjouissons que la Préfecture ait fini par dégager, comme nous le demandions, plus d’effectifs pour lutter contre les trafics, nous répétons que la réponse ne peut se limiter au tout sécuritaire.

Le renforcement de l’éclairage public est un début. Mais les préconisations urbanistiques des écologistes pour résoudre la saturation de l’espace public tardent à être entendues.

Nous réclamons depuis plus de deux ans des centres d’accueils répartis sur tout Paris, à taille humaine, pour le bien-être des réfugié-es, et celui des riverain-es. Et depuis plusieurs mandatures, de nouveaux marchés aux biffins parisiens.

Le projet de promenade urbaine sous le métro aérien – qui peine à construire la consultation des riverain-es – doit continuer à être encouragé, et être dissocié de l’ouverture de la seconde sortie du métro. En l’état, la RATP perpétue de fait la mise en danger des piétons, coincés dans un goulot d’étranglement entre chaussée exigüe et flux automobile saturé.

Les écologistes réaffirment qu’une politique responsable et réactive, plutôt que d’opposer les plus fragiles, veille au bien commun et organise la ville apaisée.

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