Tribune: Nous devons mieux prendre en charge les réfugiés Pte de la Chapelle ! (à paraître dans M18 mars 2017)

Il y a un an et demi, les élu-e-s écologistes mettaient en garde la Ville de Paris et la Préfecture sur la nécessité d’ouvrir plusieurs lieux pour accueillir les réfugiés, et il y a sept mois, d’une équipe de médiation aux abords du Centre Porte de la Chapelle: elle aurait permis aujourd’hui de réguler l’occupation de l’espace public en organisant sereinement la solidarité des bénévoles.

Car sans surprise, la situation devant le Centre de pré-accueil est, depuis ces dernières semaines, déplorable. Les réfugiés qui y affluent attendent dans le froid et des conditions sanitaires préoccupantes, faute de volonté politique de les prendre en charge dignement.

Et comme si cela ne suffisait pas, la Préfecture interdit la distribution de nourriture aux abords quand elle ne verbalise pas les bénévoles pour les déchets alimentaires. Et la Ville de Paris n’a pas trouvé mieux que l’enrochement pour empêcher les réfugiés, en attente d’être reçus, de s’installer.

Nous dénonçons ces décisions inhumaines, stériles, qui sapent le quotidien des bénévoles, des associatifs et discrédite le travail remarquablement engagé des équipes du Centre géré par Emmaüs Solidarité. Un traitement qui contredit la volonté exprimée de la Maire d’un « Paris Ville Monde » qui accueille les réfugiés.

Nous redemandons la mise en œuvre immédiate d’un dispositif de prise en charge des publics concernés. Il en va de la crédibilité de notre action publique et du lien que nous souhaitons construire avec l’ensemble du tissu associatif et citoyen.

Stop à la maltraitance, oui à l’action aux côtés des réfugiés et de celles et ceux qui tentent quotidiennement de pallier les manquements de l’État !

Et que ce dernier applique au 18e, comme il s’y est engagé nationalement, la suspension de la procédure dite de «Dublin» qui bloque les sorties du Centre de pré-accueil en paralysant les demandes d’asile et les accueils plus pérennes !

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