Vœu relatif à la mise en œuvre du projet de liaison ferroviaire CDG Express, son montage financier et son tracé impactant le quartier de la Chapelle.

Déposé par Philippe Durand, le vœu ci-dessous a été voté à l’unanimité lors du CA du 5 novembre 2018:

Considérant le décret paru le samedi 13 octobre au journal officiel informant que le projet CDG Express sera désormais confié au Ministre de la transition écologique monsieur François de Rugy ;

Considérant l’ouverture prochaine les 8 et 17 novembre de l’enquête publique relative au CDG Express ;

Considérant l’avis de l’Autorité Environnementale soulignant la nécessité d’ « une stratégie pour assurer l’information des riverains » ;

Considérant le même avis qui dénonce « le caractère non stabilisé et incomplet de montage financier » ;

Considérant que l’ARAFER, l’Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires et Routières, a mis en évidence les incertitudes économiques considérables du dossier : alors que la future exploitante de la ligne sera détenue à parts égales par Aéroports de Paris, SNCF Réseau et la Caisse des Dépôts et Consignations, le rapport précise que « SNCF Réseau sera, dans le cadre de l’exercice de ces missions, exposé à un certain nombre de risques que l’Autorité n’est pas en mesure d’évaluer faute d’éléments d’informations » ;

Considérant que l’estimation de financement compris à ce jour entre 2 et 2,5 milliards d’euros ne cesse de croître par rapport au chiffrage de 2016 (1,7 milliard d’euros) qui avait déjà subi une impressionnante augmentation depuis le chiffrage d’origine (670 millions d’euros) d’après l’article du Canard enchaîné du 5 septembre 2018 (« Le Charles-de-Gaulle menacé de déraillement ») ;

Considérant les recours en annulation déposés contre le CDG Express par plusieurs associations et la commune de Mitry-Mory rejetés par le Conseil d’État le 22 octobre ;

Considérant les demandes de la SNCF à la Mairie du 18e et à la ville de Paris de mise à disposition d’emprises chantiers avant même la réponse du Conseil d’État ;

Considérant la non-information sur les phasages et les conditions de déroulement des chantiers sur le quartier La Chapelle ;

Considérant les incidences du CDG Express sur les projets urbains de Chapelle Charbon, Hébert, Campus Condorcet et Arena 2 ;

Considérant l’incidence de ces travaux sur la vie quotidienne des riverain.e.s et l’absence de connaissance de la localisation du futur atelier de maintenance des rames du CDG ;

Considérant la demande par l’association ASA PNE et les riverain.e.s d’une réunion publique restée sans réponse ;

Considérant que ces sujets préoccupent les habitant.e.s et usager.e.s de ces quartiers et doivent être traités en amont du démarrage du chantier qui, s’il a lieu, serait lancé dans les premiers mois de 2019 ;

Sur proposition du groupe EELV du 18e, le Conseil d’Arrondissement demande :

Que la Maire de Paris insiste auprès de SNCF/Réseau, du Ministère de la transition écologique et du Conseil Régional, sur la nécessité d’une réunion publique dans les plus brefs délais conformément aux exigences de concertation de la Commission Nationale du Débat Public ;

Que cette réunion soit organisée et mise en place dans le 18e arrondissement au plus près des espaces impactés ;

Et qu’elle réponde aux diverses questions qui seront posées et plus précisément sur :

  • Son opportunité au titre de la transition écologique et du dérèglement climatique ;
  • La localisation et l’impact des futures bases chantier ainsi que la durée de leur implantation ;
  • Le démarrage du futur chantier, ses phasages ;
  • Le montage financier du CDG Express, son coût et la part qui s’annonce devoir être supportée par les contribuables 

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