Vœu relatif au renouvellement de la DSP de la Caisse des écoles

Le vœu ci-dessous, déposé par Douchka Markovic pour le conseil d’ardt du 9 novembre 2017, a été retiré au profit du vœu relatif au développement d’initiatives en faveur de l’alimentation durable au sein de la restauration collective parisienne, adopté à l’unanimité.

Considérant que la restauration scolaire peut et doit être un levier permettant la transformation de notre système agricole vers une agriculture non polluante pour les sols, les nappes phréatiques et tout être vivant, en permettant d’accentuer le passage d’une production industrielle à une agriculture biologique en garantissant aux agriculteurs une commande régulière et conséquente ;

Considérant que le contrat avec le délégataire de la Caisse des écoles du 18e arrondissement arrive à échéance le 31 août 2018 ;

Considérant que revenir à une cuisine réalisée sur place dans les écoles présenterait l’avantage d’échapper au modèle de cuisine d’assemblage et industrielle, mais que ce retour ne pourrait se faire que très progressivement du fait que les cuisines installées dans les écoles de l’arrondissement ont été systématiquement détruites dans les vingt dernières années du 20e  siècle,

Considérant cependant que les crèches municipales disposent, elles, de cuisines «  sur place » qui réalisent une cuisine de très grande qualité, qu’il en va de même pour quelques collèges,

Considérant que la Caisse des écoles doit rédiger et publier un nouvel appel d’offre au terne de cette année 2017 et que cette échéance est une opportunité d’améliorer le service de  la restauration scolaire;

Considérant que la DSP actuelle concerne un seul et unique lot d’environ 14500 repas/jour, que très rares sont les entreprises en capacité de répondre à une demande aussi importante et que cela réduit le nombre de candidatures à deux ou trois firmes,

Considérant qu’il est dommage que d’autres entreprises, aux dimensions moins industrielles bien que de forte créativité, soient ainsi de facto écartées de la concurrence,

Considérant le scandale pour notre santé que constitue l’utilisation du glyphosate et de façon plus large, de tout type de pesticides et intrants pulvérisés sur les exploitations agricoles industrielles ;

Considérant la nécessité d’offrir à nos enfants des repas ayant une qualité nutritionnelle, gustative mais aussi sanitaire ;

Considérant que l’augmentation de la consommation de légumes et de fruits permet de réduire l’obésité et les maladies qui lui sont liées  (Programme National Nutrition Santé / 2011-2015) ;

Considérant qu’à l’heure actuelle certains enfants ne mangent pas à leur faim compte tenu qu’ils refusent le repas carné imposé, augmentant ainsi le gaspillage alimentaire et l’inégalité de traitement entre les élèves ;

Considérant que le Plan parisien de lutte contre le gaspillage alimentaire, voté par le conseil de Paris au mois de décembre 2015 qui pour objectif de réduire de façon drastique le gaspillage alimentaire à horizon 2020 ;

Considérant que son application dans douze écoles du 18e arrondissement a permis l’année dernière la collecte d’une tonne de bio-déchets et a rencontré un fort succès à portée pédagogique auprès des enfants, des parents comme des directeurs/directrices d’écoles,

Par ce vœu, sur l’initiative de Douchka Markovic, Loïc Lorenzini, Frédéric Badina et du groupe des élu-e-s EELV, le Conseil du 18e  arrondissement émet le vœu que la Caisse des écoles du 18e réfléchisse et avance des propositions dans sur les critères suivants :

  • Réfléchir au découpage par lot de la DSP de façon à ouvrir le marché public à d’autres entreprises
  • Réfléchir à lancer une expérimentation pour mettre en œuvre une cuisine secondaire de fabrication de repas scolaire et qui pourrait être mutualisé
  • Réfléchir au levier pour diversifier les fournisseurs de produits
  • La mise en place d’un groupe de travail faisant état d’expériences existantes, d’évolutions juridique possible, des impacts économiques et logistiques des évolutions possible du mode de fabrication des repas pour en améliorer la qualité.
  • La préférence, toutes les fois où cela sera possible, pour des fournisseurs et prestataires locaux (ex : avec le pain bio)
  • L’augmentation de la part du bio à 90% des produits alimentaires à l’instar de la Mairie du 2e arrondissement de Paris ;
  • Réfléchir à des contenants non plastique pour la livraison des repas

 

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