Voeu relatif aux enfants marocains errants dans le quartier de la Goutte d’Or

Le vœu suivant, présenté lors du Conseil d’ardt du 26 avril 2017 par Philippe Durand, a été retiré pour avoir été satisfait:

Depuis le début de l’année, un groupe d’enfants errants Marocains, entre 9 et 14 ans, errent dans les rues de la Goutte d’Or, dorment où ils trouvent de la place (Auto‘lib, porches, laverie…). Ces enfants, livrés à eux-mêmes, sous l’emprise de solvants, sont violents et dans un état de santé préoccupant. Leurs comportements agressifs créent de vives tensions au sein du quartier de la Goutte d’Or.

« Considérant la réaction rapide de la Mairie du 18e et de la Ville de Paris face à ce phénomène nouveau dans la ville et ce quartier, la mise en place d’un dispositif inédit et expérimental d’un accueil de nuit encadré par des éducateurs »,

« Considérant le caractère très spécifique de ces très jeunes mineurs et leur approche compliquée, la nécessité de les sortir de la rue, d’entamer un retour à un état sanitaire satisfaisant et une resocialisation – soit d’engager un travail social global »,

« Considérant l’inadéquation du dispositif d’évaluation des Mineurs Isolés Étrangers pour ces jeunes enfants qui ne sont pas disposés pour l’instant à s’insérer dans le droit commun »,

« Considérant les allers et retours de ces enfants entre la France, l’Espagne et le Maroc pour des motifs encore inconnus et les éventuelles fluctuations dans le nombre d’enfants à prendre en charge »,

« Considérant que la Ville et l’État ont besoin que le pays d’origine, le Maroc, lui vienne en aide et s’associe à elle dans la recherche de solutions, et notamment dans l’identification de potentiels réseaux de traite et/ou d’exploitation des enfants à des fins « commerciales » ou de trafic »,

Sur proposition de Philippe Durand, Galla Bridier et les élu-e-s du groupe EELV, le conseil d’arrondissement demande :
– À la maire de Paris d’étendre le dispositif expérimental existant à l’ouverture d’un lieu dédié pour ces très jeunes mineurs 24h/24 et tous les jours de la semaine et ce, malgré les fluctuations dans le nombre d’enfants pris en charge,
– Au Préfet de police de diligenter une enquête spécifique de la brigade des mineurs sur ce phénomène précis autour duquel des suspicions de traite et d’exploitation des enfants existent,
– Au consulat du Maroc de poursuivre son implication dans le suivi de cette situation préoccupante et d’agir en lien avec les autorités marocaines compétentes pour endiguer les arrivées de ces enfants livrés à eux-mêmes.

Par ailleurs, il semblerait que les enfants soient entre temps majoritairement retournés en Espagne.

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