A qui profitent les toits ?

Cultiver des légumes biologiques ou des fleurs sur 4000m2 de toiture pour les commercialiser, notamment auprès des riverains: tel est le projet conçu par Pascal JULIEN (Adjoint écologiste au Maire du 18e) pour le toit de la Halle-Fret, l’un des équipements du nouveau quartier « Chapelle international » dont la construction commencera l’année prochaine Porte de la Chapelle. Une telle exploitation agricole pourra aussi être l’objet de visites pédagogiques pour les enfants – voire quelques adultes ! – qui ne savent plus trop comment poussent des tomates ou des concombres…

Ce projet a d’abord été proposé en réunion publique de quartier auprès des habitant-es qui l’ont très positivement accueilli. Ensuite il s’est agi avec Fabienne GIBOUDEAUX, Adjointe écologiste au Maire de Paris en charge des espaces verts, de convaincre le Maire du 18e et le Maire de Paris, lequel vient de rendre un arbitrage favorable. Reste à élaborer le cahier des charges en vue de trouver l’exploitant-e capable de le mettre en œuvre.

Promotion des circuits courts à moindre consommation d’énergie et bon rapport qualité/prix, production respectueuse de la santé et de l’environnement, rémunération convenable de l’agriculteur lui permettant de résister à la concurrence de l’agriculture productiviste: l’agriculture urbaine présente les mêmes atouts que les AMAP, ces associations qui mettent en relation directe un groupe d’habitant-es avec un agriculteur bio francilien, ou que les coopératives alimentaires et participatives comme la future Louve. Ce sont pour toutes ces raisons que les écologistes soutiennent ces initiatives – quand ils n’en sont pas eux même à l’origine !

S’il est évidemment exclu que Paris nourrisse Paris, l’agriculture urbaine présente à nos yeux un réel service de proximité, contribuant aussi à verdir notre capitale qui reste l’une des moins bien pourvues du monde avec seulement 2,5 m2 d’espace vert par habitant intra-muros et…un seul mètre carré dans le 18e !

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