Etat des lieux de l’habitat participatif

Face à un parc immobilier hors de prix, comment exercer son droit à la ville et se réapproprier le logement ? L’habitat participatif repense l’habitat à meilleur coût dans un esprit coopératif. A l’occasion d’une invitation des Amis de La Louve le 30 novembre 2018, Galla Bridier, adjointe à la maire de Paris aux séniors et à l’autonomie, conseillère déléguée à l’habitat participatif à la mairie du 18e et présidente de l’Adil 75, dressait un état des lieux de cette pratique alternative née à Paris d’une proposition des écologistes. Dans un contexte de foncier tendu, elle nécessite de persévérer dans la bataille culturelle et politique.

« Il y a trop peu de projets encore mais l’idée, portée par les Écologistes à Paris, fait son chemin. Tous les obstacles vont être levés »

Trois parcelles ont été dégagées en 2014 dont un dans le 18e, 183 rue Ordener.

Et un Office foncier solidaire (OFS) est en cours de création à Paris. Son objectif: dissocier le foncier du bâti, en achètant des terrains à louer à un prix symbolique à des ménages modestes. Ceux-ci deviennent acquéreurs du bâti qu’ils ne peuvent revendre qu’à un prix encadré et à un acheteur répondant aux mêmes critères sociaux. Le premier terrain d’expérimentation prévu pour cet OFS sera la friche des Grands Voisins, dans le 14e.

Pour suivre la totalité de la conférence: ici (crédit vidéo La Louve)

Les autres intervenants:
> Benoît Molineaux, secrétaire général de la coopérative Équilibre à Genève;
> Jean-Eudes Denis, consultant spécialisé en intelligence collective, agence coopérative d’architecture Komorebi
> et Louis Eudes, initiateur de la Coopmune à Paris 18.
Annabelle Grelier, journaliste à France Culture, anime le débat

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