Vendanges d’une mobilisation : l’Odeur du book est relogée ! 🗓

La librairie l’Odeur du book s’installera en début d’année dans un beau local rue Hermel ! Merci de votre mobilisation et à nos élu-e-s !

Historique d’une mobilisation
1re mention par le groupe EELV (à 14’10 » de la vidéo) lors du CA d’ardt du 3 juin 2013 à l’occasion d’un vœu demandant le relogement du Dojo de la Chapelle ;
vote du vœu au Conseil de Paris de soutien aux commerces culturels de proximité
Question orale du groupe EELV au Maire du 18e ardt concernant le travail en cours pour préserver les deux commerces du 13 rue Ramey ci-dessous
– et la vidéo des échanges. (Attention, le véritable intitulé de la Question est dans la colonne de gauche)

« La société publique d’aménagement SOREQA, opérateur global de traitement de l’habitat dégradé, compte la commune de Paris parmi ses actionnaires à hauteur de 15% et le département de Paris à hauteur de 55%. Elle a un projet de requalification au 13 rue Ramey, adresse identifiée en effet comme habitat insalubre. Cette même adresse abrite concrètement deux fonds de commerce occupant, à eux deux et pour moitié, 80 m2 : un brocanteur « Jean Veuplu et Jean Portetou » et une librairie, « l’Odeur du book ».

La Mairie du 18e et la Mairie de Paris, soucieuses de conserver les emplois locaux et d’affirmer une politique encourageant la vitalité tant du tissu culturel local que du lien social, travaillent sur ce dossier, comme vous l’avez exprimé lors du dernier conseil à l’occasion de notre intervention portant sur le maintien des activités commerciales et culturelles dans le contexte de requalification de quartier à partir du dossier du Dojo de la Chapelle. Ce souci partagé est d’ailleurs le sens du voeu adopté au Conseil de Paris le 11 juin 2013, en soutien avec les commerces culturels de proximité et notamment l’Odeur du book. Aussi, notre questionnement porte aujourd’hui sur le travail en cours pour préserver les deux commerces du 13 rue Ramey.

– Sur son site internet, la SOREQA revendique « l’animation de concertation » comme méthode de travail. Cette concertation a-telle été organisée en amont du projet avec les riverains et les commerçants concernés ?

Où la Déclaration d’Utilité Publique a-elle été affichée immédiatement en Mairie, permettant aux concernés d’utiliser les deux mois légaux pour engager un recours aux termes du projet annoncé ?

– Le projet de requalification de la SOREQA prévoit un nouvel espace commercial d’un total de 79 m2 mais à destination d’un bail unique pour un seul local d’activité. A 1 m2 près, l’espace futur dédié au commerce correspond à celui actuellement occupé par les deux commerçants. Pourquoi imposer un commerce unique quand les deux commerçants actuels restent intéressés par la poursuite de leur activité à cette adresse ?

– Comment la Mairie intervient-elle auprès de la SOREQA pour lui faire respecter son mandat qui, selon ses propres termes « inclut toujours le souci du devenir des ménages et si nécessaire leur accompagnement social » ; « la prise en compte des activités commerciales et économiques et des stratégies de développement à l’échelle du territoire », revendique être « toujours au service des objectifs humains et sociaux qui sont au cœur de sa mission » et, comme en témoigne son organigramme, a veillé à l’existence d’un « service gestion relogement » ?

Le couple de libraires a créé son emploi au sortir de leur deux périodes de chômage respectives et a réussi, en 10 ans, à se créer une clientèle et une reconnaissance dans le tissu professionnel (2000 signatures à leur pétition). En quoi ne correspond-il pas au profil des ménages concerné ?

– Il semblerait qu’aucune proposition alternative de relogement n’ait été faite. Pourquoi ?

– Concernant les indemnités : l’Avis d’enquête publique parue en ligne entre le 21 janvier et le 8 février 2013 et aujourd’hui disponible au 5 rue Leblanc évalue à 400 000 € le « coût des évictions commerciales » pour les 3 fonds de commerce (le brocanteur étant enregistré pour 2 commerces). Comment expliquer que la proposition faite à ce jour aux libraires soit tombée à 18 000 € ?

Il nous a été expliqué lors du conseil d’arrondissement du 3 juin 2013 que cette somme avait été calculée sur le chiffre d’affaire de la librairie. L’avis d’enquête publique montre qu’un autre type de calcul existe. Pourquoi ne pas l’avoir retenu ?

Une nouvelle évaluation va être apportée par la SOREQA d’un côté et les libraires de l’autre d’ici mi-juillet. Dans le cas où le local commercial ne restituerait plus les deux locaux commerciaux, les libraires peuvent-ils compter sur l’appui de la Mairie avant la fin de cette phase de négociation à l’amiable, soit la fin de l’année 2013, pour orienter le choix du calcul des indemnités vers l’option qui répare le plus équitablement le préjudice des locataires évincés ?

Tenant compte des points ci-dessus, quelle suite concrète et dans quel calendrier la Mairie compte-t-elle donner au vœu adopté au Conseil de Paris ?»

Article sur 18 info.com

Et toujours:
la pétition en ligne
et un nouveau concert de soutien le dimanche 21 juillet par le duo Mokarta, 18h à la librairie. Venez nombreux !

 

Communiqués Voeux en Conseil d'arrondissement

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